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Concours Agricole de Varennes-sur-Allier
Suivant un article paru sur le Midi-Libre:
Le boucher Spiripontain participait ce week-end au 152ème anniversaire du Concours Agricole de Varennes-sur-Allier (Voir la vidéo).
En achetant la génisse la plus chère et la plus adulée de l'histoire de ce concours du Charolais, José Muela a sans doute inscrit son nom dans les annales de cette manifestation séculaire. Le boucher de la rue des Trois journées a, en effet, frappé fort ce week-end, en acquérant la bête la plus convoitée de ce salon agricole du Bourbonnais. Un phénomène de foire digne de figurer dans le livre Guinness des records. Une brouteuse de labels, Rouge et Charolais terroir.
Sur la bascule cette reine de bétaillère, baptisée « Crème de Varennes » par un admirateur, fait 1,2 tonne, dont 650 kg de viande, bientôt transformable en filet, rond de gîte, rumsteck, entrecôte et autre. « Je n'ai jamais vu une bête comme ça. Dommage qu'on soit arrivé trop tard » , regrettait un grossiste venu de Rungis. « Elle était déjà bien dessinée quand on l'avait achetée en mai 2009, mais elle n'avait que du muscle », se souvient son éleveur. « Sa seule présence fait de ce salon une édition unique », dira pour sa part, Jean-Luc Livrozet, grossiste en viande aux abattoirs de Vichy.
Nourrie au soja et tourteau de lin, cette reine des pâturages auvergnats, et surtout du Gaec de Rigny, était la grande star du 152ème concours agricole du bovin charolais. Chaque année, l'événement attire des centaines de professionnels de boucheries et marchands de bestiaux.
Cette grand-messe agricole s'est déroulée le week-end dernier, dans les décors de biaude et de paille du marché couvert de Varennes-sur-Allier, bourgade de 3 814 habitants, située à une vingtaine de kilomètres de Vichy. Un rendez-vous, de plus de 200 animaux de boucherie que José Muela ne pouvait pas manquer.
Il a donc déboursé la somme rondelette de 12 000 €, soit le double du prix des bêtes, habituellement, les mieux cotés. Le boucher spiripontain explique, en revanche, « qu'il ne gagnera pas un rond dessus ». Il a voulu « se faire plaisir et satisfaire sa clientèle, sans hausse du prix au kilo ». Depuis un an, il rêvait de s'offrir un premier prix. En enlevant la lauréate au double prix d'honneur et du charolais, le commerçant de Pont-Saint-Esprit a tapé plus haut que la première marche du podium. José Muela a, par la même occasion, contrarié les projets d'une dizaine d'autres négociants et acheteurs potentiels, dont certains venus en éclaireurs de trois enseignes de la grande distribution. Une ultime surenchère concurrente de 13 000 € n'y fera rien. Le super prix d'honneur viendra bientôt garnir les rayons de la boucherie des Trois journées.
CERTIFICATION
Charolais Terroir La viande est issue de carcasses choisies sur les critères de catégorie, poids, couleur, gras et conformation, provenant d'animaux sélectionnés individuellement à l'état vivant. Les conditions de transport des animaux vers l'abattoir sont contrôlées ainsi que les conditions d'attente et de logement en bouverie avant l'abattage. Pour assurer la maîtrise sanitaire, l'abattoir habilité Charolais Terroir doit appliquer les principes de l'HACCP, un système qui est chargé de garantir la sécurité des aliments. Chaque carcasse subit un examen individuel, à l'issue duquel ne sont éligibles au Label Rouge que celles qui respectent les critères listés dans le règlement technique.
La certification se matérialise par un estampillage qui consiste en un marquage de la carcasse à l'encre alimentaire rouge, à l'aide d'une roulette spécifique de la carcasse (siglée Charolais Terroir) et par apposition d'un étiquetage informatif Label Rouge sur chaque quartier.
Ces carcasses labellisées pourront prétendre à la distribution dans l'un des 450 points de vente de France, spécialisés sous contrat Charolais Terroir.
Auteur de l'article: Thierry MBOM
